La mairie de Peralta administre les villages de El tormillo et Lagunarrota.
Peralta de Alcofea
Portada románica. Foto: Ignacio Pardinilla
La municipalité occupe la limite sud du territoire de la communauté de communes, sur un terrain aux ondulations suaves sur la rivière Alcanadre.
Ses origines remontent à l'époque ibérique, bien que les restes archéologiques les plus significatifs datent de l'époque romane (vestige d'une grande retenue d'eau et des culées d'un pont).
De l’époque de sa splendeur à l'époque musulmane, elle a conservé son nom "Alcofea", dérivé de "alfocea", augmentatif de "alfoz", qui signifie "semis". Son passé médiéval est légendaire ; le Cid Campeador, lui-même, planta ses tentes à Peralta d'Alcofea aux environs de 1099.
Une promenade par ses rues, nous dévoilera de nombreux exemples d'architecture traditionnelle typique du Somontano, appartenant aux familles d'infançons (nobles espagnols) comme la Casa Polo ou la Casa del Abogado.
L'édifice le plus significatif de la localité est l'Eglise paroissiale de Nuestra Señora de la Asunción, de style roman. Construite entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle,elle est déclarée Monument Historique-Artistique. Le portail ébrasé de six archivoltes de style roma, constitue, d'un point de vue sculptural, l'ensemble le plus remarquable du Somontano. Il présente plusieurs chapiteaux historiés : l'Épiphanie pour le tympan et la représentation de certains métiers : berger, guerrier, musicien (avec une harpe), tisseur, noble priant, tanneur et enfin archer. De par leur date d'exécution avancée, ils présentent d'évidentes influences gothiques.
Sur la partie la plus haute du hameau, se dresse l'Ermitage de San Juan, datant du XIIIe siècle. À l'extérieur, une fouille a mis au jour le tracé original du temple. Aux cotés de ces vestiges archéologiques, on trouve une sépulture anthropomorphe, creusée dans la roche.
Peralta de Alcofea célèbre ses fêtes en l'honneur de Nuestra Señora de la Asunción, à partir du troisième samedi du mois d'août.
Lagunarrota
Pozo fuente. Foto: Ignacio Pardinilla
Les rues de Lagunarrota forment des quartiers compacts, composés de petites maisons, de hauteurs semblables, construites en briques, pisé, pierres et tuiles.
À l'extrémité nord du village, convergent les rues Iglesia et Horno, qui forment une place, qui de plus, est un excellent mirador. Cette place comprend l'Eglise paroissiale de San Gil, d'origine romane mais qui fut remaniée à des époques postérieures.
Près du village, une vaste chênaie invite à la promenade. Sur le chemin, en direction du bois, on peut souvent croiser des groupes de perdrix rouges.
Au pied du village, se trouve un puits « pozo fuente », qui serait le plus ancien de la communauté de communes du Somontano. Les murs de pierres sont gravés de symboles protecteurs de la source. On peut aussi observer plusieurs dates associées aux successives rénovations dues à l'utilisation constante de ce puits. .
Las fêtes (majeures) ont lieu aux environs du 1er septembre en l'honneur du patron San Gil Abad. Le pèlerinage à l'Ermitage de San Gregorio, à Bergegal, a lieu le 9 mai. Le pélerinage du lundi de Pâques de Résurrection, a lieu dans le Sanctuaire de Nuestra Señora la Virgen de Terreu.
El Tormillo
Vista de El Tormillo Foto: Ignacio Pardinilla
La localité de El Tormillo se fond dans le paysage de steppes de la zone de pre-Monegros.
L'Eglise paroissiale de Nuestra Señora de los Ángeles est une belle construction romane d'une seule nef, surmontée d'une voûte brisée semi-circulaire. Le portail ébrasé, orné de cinq archivoltes, est précédé d'un porche, qui fut le témoin des réunions d'antan entre voisins du village. Sur le mur de l'abside, des restes de peintures murales de style gothique linéaire sont encore visibles. Elles représentent des scènes de la vie du Christ, tel la Cène ou l'entrée à Jérusalem.
Aux pieds de l'église, et autrefois relié à celle-ci, se trouve adossé un autre temple roman dont il ne reste qu'un mur latéral, qui fut probablement utilisé comme auberge.
À la sortie du village, en direction de Peraltilla, une piste ouverte à tout véhicule, conduit au gisement du Haut Moyen-âge « La Torraza », (du IXe siècle au XIIIe siècle). Ce village était fortifié et protégé par une fosse. Il conserve les escaliers et les silos creusés dans la roche et destinés au stockage du grain, ainsi qu'un ensemble impressionnant de tombes anthropomorphes, qui constitue une des nécropoles médiévales les plus importantes d'Aragon.
Le village célèbre ses fêtes le 15 août, le jour de l'Assomption.